Les caprices de Marianne

Compagnie Da Capo / Création

Les 22, 23, 28, 29, 30 mai, 4, 5, 6, 10, 11, 12 et 13 juin 2015
Réservation en ligne ou au 027 767 15 00

- Texte : Alfred de Musset
- Mise en scène et scénographie : Bernard Vouilloz et Alexandre Vouilloz
- Dramaturgie : Alexandre Vouilloz
- Scénographie : Marianne Défago
- Lumière : Baptiste Coutaz
- Jeu : Maëlle Schütz, Valérie Arlettaz, Elisabeth Goumand, Cédric Jordan, Arnaud Glassey, Julien Vouilloz, Térence Carron, Michel Tissières


Naples, XVème siècle. Cœlio est amoureux de la belle Marianne – un amour qui le désespère et le rend fou, car la jeune femme, froide, dévote et mariée au juge Claudio, repousse ses avances. Elle se garde de tout faux pas ; elle « file droit », Marianne, et compte bien garder cette ligne toute sa vie.

Mais la vie ne l’entend pas de cette oreille : elle placera sur son chemin, entre l’église et le foyer, Octave, qui joue pour son ami Cœlio les entremetteurs. Octave, cet homme de tous les excès, ce libertin désenchanté...Octave, pourtant si séduisant...

Comédie (drame romantique ?) en deux actes publiée en 1833, Les Caprices de Marianne parlent d’amour dans une langue de haute voltige, tantôt rieuse tantôt grave, nous offrant ainsi dans toute leur complexité différents nœuds de communication sentimentale – impossible.

C’est que les désirs qui mobilisent tout entiers les personnages ne sauraient se correspondre, le plus souvent chimériques ou parents du mépris. Au-delà de la débâcle de ces cœurs, à travers leurs vaines trajectoires, c’est la question tragique de la présence au monde qui est posée.

Vieille question, mais qui insiste dans un drame assurément moderne, celui d’un monde désenchanté, un monde qui semble s’être dangereusement voué au néant. Et les paroles échangées, et les sentiments qu’on voudrait marier, et le rire et les larmes : tout cela, ce grand classique du XIXème nous le fait entendre en accords dissonants, et dans une acuité peu commune.

Aussi avons-nous là, assurément, un chef d’œuvre qui n’a rien perdu de sa fougue.

Du 22 mai au 13 juin 2015, à 20h30